par Marc

Base 004_Creux de l’enfer_Thiers

août 24, 2013 dans Bases, Présentations / conférences par Marc

 

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Le partenariat avec le Creux de l’Enfer est renouvelé en 2014. Après Clément Murin en 2013, des interventions sur la plate forme 3D vont être à nouveau proposées aux artistes issus des beaux-arts de Lyon et de Clermont-Ferrand, exposants aux Enfants du sabbat 15.

Creux de l'enfer _Visit

 

 

 

Présentation du Creux de l’enfer

Creux de l'enfer_SynchroniCity

La Vallée des Usines / The factories valley

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le centre d’art lors de l’exposition / The art center during the exhibition Concrétionde Thomas Hirschhorn / 2006. © AIRE / MB

 

Creux de l'enfer_SynchroniCity

Vue de l’exposition / View of the exhibition « Les enfants du Sabbat 12″ / 2011

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Exposition Concrétion de Thomas Hirschhorn / 2006. © AIRE / MB

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le studio et l’intervention de Laetitia Carton, lors de l’exposition Les enfants du sabbat / 2001, où elle a recouvert la totalité des murs avec des questionnaires publicitaires.
The studio and the performance of Laetitia Carton during the exhibition “Les enfants du Sabbat” /2001when the covered the whole walls with advertising questionnaires.

 

 

 

Prochaines visites :

La prochaine visite aura lieu pour l’exposition Les Enfants du sabbat 2014.

 

Visites réalisées :

Visite commentée  le 24 novembre à 15 heures de l’exposition La nuit sans lune de Martine Feipel et Jean Bechameil.

Si le temps le permet, une balade dans la Vallée des Usines sera proposée avant la visite. Nous découvrirons l’histoire de ce lieu en longeant la Durolle, la rivière qui coule en cascade et borde les anciennes usines nous amènera jusqu’au centre d’art.

 

AIRE Mille Flux se pose au centre d’art du Creux de l’enfer à Thiers le mercredi 3 avril 2013

à 14h : visite commentée du centre d’art et de l’exposition Les enfants du sabbat 14, douze jeunes artistes, issus de l’École supérieure d’art de Clermont Métropole et de l’École nationale supérieure des beaux-arts de Lyon, sélectionnés par Frédéric Bouglé , commissaire de l’exposition et directeur du centre d’art.
L’après midi commencera par une petite randonnée (15 à 30 mn) dans la vallée des usines.

 

 

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AIRE Mille Flux is about to settle at the art center “Le Creux de l’enfer” in Thiers for a special week with two events :

– wednesday 3 April 2013 at 2.00pm : guided tour of the art center and of the exhibition “Les enfants du sabbat 14”, presenting 12 young artists of the “Ecole supérieure d’art” of Clermont Métropole and of the “Ecole nationale supérieure des beaux-arts” in Lyon.
The afternoon will begin by a very pleasant little walk (15-30 minutes) in the “Vallée des usines” (factories Valley) which will leads us to the art center. We will discover the history of this place walking along the river that flows like a waterfall and borders on the old factories.
– saturday 6 April at 3.00 pm : Frédéric Bouglé, Director and curator, will be connected on the AIRE platform to tell us about his job. How an exhibition is conceived in connection with the place, its history, its restraints, how the works showed are choosen…

Theses 2 times are reserved to the participants in the collective creation workshops “Quantic Festival”. But you may take part too within the limit of the number of places available. More information coming soon. Information and registration.

par Marc

Pour une écologie du numérique

avril 27, 2013 dans Présentations / conférences par Marc

 

AIRE Mille Flux a pour support des technologies numériques innovantes, la principale étant une plate forme 3D temps réel. Elle est un média particulièrement adapté afin d’œuvrer sur l’expression de soi,  sur notre relation au monde et notre  inter subjectivité. Nous veillons à utiliser les technologies numériques dans leur ensemble dans une perspective que nous qualifierions d’humaniste, dans le sens où cette utilisation peut apporter à chacun une connaissance supplémentaire, d’autres points de vue.

Mais il est de notre responsabilité, en temps qu’artistes, de nous interroger et de prendre position contre une utilisation des technologies numériques qui serait au contraire aliénante pour l’individu. Nous voyons apparaître et se développer un courant de pensée appelé post humanisme ou encore  transhumanisme, porté par des intellectuels, des artistes mais surtout par des industriels, rêvant de la fusion homme machine, d’augmenter les performances du corps et qui nous promettent l’immortalité…

Nous ne partageons aucunement ces phantasmes hérités du passé qu’on nous présente comme un aboutissement « naturel et inéluctable du progrès ». C’est pourquoi nous souhaitons contribuer, à notre échelle, à construire une autre pensée et imaginer d’autres perspectives.

La mise en place d’un cycle de rencontres, de conférences et de débats nous permettrons de nourrir cette réflexion,
pour une écologie du numérique.

 

 

 

Rencontres réalisées

Dans le cadre du Quantic festival.
Diffusion le dimanche 9 juin 2013 à 11 h à La galerie, esplanade Napoléon 3, entre le hall des sources et l’hôtel spa des Célestins. Vichy

 

 

 

 

 

 

 

Mouton 2.0 – La puce à l’oreille

Un film d’Antoine Costa et Florian Pourch. Production SYNAPS Collectif Audiovisuel – 2012

 

Les RFID (1) sont le point de départ du projet de ce film documentaire. Le puçage se généralise autour de nous, les informations se recoupent, la carte d’identité biométrique s’impose. À chaque fois avec de bon prétextes, de bonnes raisons, de bons arguments. Avec la directive européenne concernant le puçage obligatoire des cheptels ovins et caprins, nous assistons à la première obligation d’envergure de puçage du vivant. Une expérimentation grandeur nature dont les industriels se flattent.

C’est dans ce contexte que s’inscrit ce film, mais nous avons volontairement choisi de le laisser en toile de fond. Nous consacrerons la majeure partie du documentaire aux paroles d’éleveurs sans commentaires. Un peu à la manière des tribunes libres dans la presse nous écouterons les récits de ceux qui vivent ces transformations et luttent contre les obligations.

site du film : http://www.mouton-lefilm.fr/

(1) La radio-identification, le plus souvent désignée par le sigle RFID (de l’anglais radio frequency identification), est une méthode pour mémoriser et récupérer des données à distance en utilisant des marqueurs appelés « radio-étiquettes » Les radio-étiquettes sont de petits objets, tels que des étiquettes autoadhésives, qui peuvent être collés ou incorporés dans des objets ou produits et même implantés dans des organismes vivants (animaux, corps humain). Les radio-étiquettes comprennent une antenne associée à une puce électronique qui leur permet de recevoir et de répondre aux requêtes radio émises depuis l’émetteur-récepteur.

 source Wikipédia

 

par Marc

Google Glass by Noam Chomsky

mars 5, 2013 dans Présentations / conférences par Marc

 

Dans le cadre du cycle de réflexion pour une écologie du numérique. Within the cycle of reflection for digital ecology.

 

« Un vrai système d’éducation donnerait des cours d’autodéfense intellectuelle. » Noam Chomsky

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Noam Chomsky est un linguiste et philosophe américain. Professeur émérite de linguistique au Massachusetts Institute of Technology. Il a fondé la linguistique générative.

Noam Chomsky  is an American linguist, philosopher, cognitive scientist, logician, political critic, and activist. He is an Institute Professor and Professor (Emeritus) in the Department of Linguistics & Philosophy at Massachusetts Institute of Technology.

http://www.chomsky.info/

Google glass website : http://www.google.com/glass/start/

 

par Marc

Musée Albinet_Thomas Hirschhorn

mai 21, 2012 dans Présentations / conférences par Marc

Dans le cadre du Quantic festival, le film de Coraly Suard, Jours tranquilles au musée précaire Albinet (co-production ARTFILMS, Centre Pompidou, Thomas Hirschhorn ), sera diffusé centre René Barjavel à Vichy. Entrée libre, durée du film 52 mn.

 

 

 

 

 

 

 Réalisé par l’artiste Thomas Hirschhorn au printemps 2004, à l’invitation des Laboratoires d’Aubervilliers, le projet du Musée Précaire Albinet était d’exposer des oeuvres originales clés de l’histoire de l’art du XXe siècle (Kasimir Malevitch, Salvador Dali, Le Corbusier, Piet Mondrian, Fernand Léger, Marcel Duchamp, Joseph Beuys ) au pied de la Cité Albinet, dans le quartier du Landy, à Aubervilliers, en banlieue parisienne.
Le film met en évidence les relations qui s’établissent entre les habitants de ce quartier, provoquées par la présence de ces oeuvres d’une valeur inestimable. C’est un évènement artistique déclencheur de fiction, une utopie s’incarnant dans le réel, une altération du quotidien que le film retrace. C’est un regard hors des clichés et des caricatures qui ne stigmatise pas la population et la jeunesse d’un quartier « difficile ».
Le projet a été monté grâce aux jeunes du quartier du Landy, qui se sont formés pour cette opération, apprendre à manipuler les oeuvres, assurer leur sécurité et les présenter aux visiteurs. Tous les jours, il se passait quelque chose au musée Albinet : des ateliers pour les enfants, des ateliers d’écriture pour les plus grands, des repas, des débats, des conférences. Pendant 8 semaines, le musée précaire est devenu un lieu de vie, de réaction, de confrontation, d’échange, d’expérience, de création. C’était aussi un lieu d’ouverture sur l’extérieur. Des excursions – liées à l’artiste présenté – sont organisées chaque semaine pour les habitants dans des lieux très variés : à Paris, à Nantes, à la Haye, dans une usine automobile, une agence de pub, une galerie. Et l’ouverture fonctionne dans les deux sens : les gens de l’extérieur viennent dans le quartier, ce qui réjouit les habitants. Hirschhorn a choisi de montrer des artistes ayant voulu changer le monde par leur art hors d’un musée classique. Car le musée, en sacralisant l’oeuvre, neutralise son pouvoir de contestation et de remise en question. Comme l’écrit Hirschhorn : « les oeuvres se confrontent ainsi à la réalité du temps qui s’écoule aujourd’hui à nouveau », sorties de leur confortables et prestigieuses institutions où un double silence est imposé, aux visiteurs comme aux oeuvres : plus personne (ou si peu) n’ose les remettre en question, les interroger et les oeuvres elles-mêmes ont gentiment appris à se taire.

 

Thomas Hirschhorn à propos du Musée Précaire Albinet :

« Je suis un artiste, je ne suis pas un travailleur social. Le « Musée Précaire Albinet » est une œuvre d’art, ce n’est pas un projet socioculturel. Le « Musée Précaire Albinet » est une affirmation. Cette affirmation est que seul l’art en tant qu’art peut obtenir une vraie importance et avoir un sens politique. Cette affirmation est aussi que l’art peut des choses seulement parce qu’il s’agit de l’art. Seul l’art n’exclut pas l’autre. Seule l’œuvre d’art possède la capacité universelle d’engager un dialogue d’un à un. Du spectateur à l’œuvre et de l’œuvre au spectateur. C’est pour cela que j’insiste sur le fait que le « Musée Précaire Albinet » est un projet artistique. Toute autre interprétation du « Musée Précaire Albinet » est un malentendu ou une facilité. Car il ne s’agit pas de réduire l’art à un champ socio-politique et il ne s’agit pas de restreindre la mission de l’art à une mission d’animation culturelle.
L’art n’est pas contrôlable. Le « Musée Précaire Albinet » n’est pas contrôlable, il peut se soustraire tout le temps et à chaque instant au contrôle. J’ai dit, en proposant le projet aux habitants de la cité Albinet et au quartier du Landy, que le « Musée Précaire Albinet » était une mission. Une mission possible qui est basée sur un accord, mais pas une mission impossible. Un accord entre moi, l’artiste, et la cité Albinet, la cité tout court, l’espace public. Si en tant qu’artiste je veux faire un travail dans l’espace public, je dois être d’accord avec l’espace public. Dans la galerie, dans le musée, chez un collectionneur ou en participant à une exposition je ne dois pas forcément être d’accord. Avec un travail dans l’espace public, être d’accord est une nécessité qui rend ce travail si difficile. Être d’accord veut dire être en accord avec la mission. Tout le temps et à chaque instant je dois être d’accord, car c’est seulement si je suis en accord avec ma mission dans l’espace public que je peux co-opérer. Je dois co-opérer avec la réalité pour la changer. On ne peut pas changer la réalité si on n’est pas d’accord avec elle. En tant qu’artiste avec un projet dans l’espace public je dois donc forcément être d’accord avec la réalité. Être d’accord ne veut pas dire approuver. Être d’accord veut dire oser affirmer sans s’expliquer, sans se justifier, sans discuter, sans argumenter et sans communiquer.
Le « Musée Précaire Albinet » n’est pas discutable et il n’est pas justifiable. Le « Musée Précaire Albinet » est une affirmation en accord avec son quartier, ses habitants, son emplacement, son programme, ses visiteurs, ses activités. Le « Musée précaire Albinet » n’est pas basé sur le respect, il est basé sur l’amour. Car affirmer quelque chose ne veut pas dire respecter quelque chose, affirmer quelque chose veut dire aimer quelque chose. Le « Musée précaire Albinet » veut être une percée. Le « Musée Précaire Albinet » veut être un manifeste concret sur le rôle de l’artiste dans la vie publique. Ce projet veut être la réalisation utopique d’une pratique artistique concrète.

 

Le « Musée Précaire Albinet » porte en lui la violence de la transgression. Je ne suis pas un historien, je ne suis pas un scientifique et je ne suis pas un chercheur. Je suis un guerrier. Moi-même, je dois à chaque instant lutter contre l’idéologie du possible, l’idéologie de ce qui est permis et je dois lutter contre la logique du culturel. Moi-même, je dois lutter contre l’esprit de la bonne conscience et contre l’idéologie du politiquement correct théorique. Moi-même je dois m’encourager à chaque instant d’avoir pris la bonne décision, je dois m’encourager à rester libre et je dois m’encourager à tenir l’affirmation du « Musée Précaire Albinet ». Le « Musée précaire Albinet » est un projet qui ne veut pas améliorer, qui ne veut pas apaiser, qui ne veut pas apporter du calme. Car avec ce projet je veux oser toucher ce qu’on ne peut pas toucher, l’autre. Je veux engager un dialogue avec l’autre sans le neutraliser. Le « Musée Précaire Albinet » ne travaille pas pour la justice ou pour la démocratie. Le « Musée Précaire Albinet » ne veut pas montrer ce qui est « possible » ou « impossible ». Car la liberté de l’artiste et l’autonomie de l’art ne sont pas au service d’une cause. Si on prescrit ce pourquoi l’artiste devrait travailler, alors ce travail ne serait pas de l’art. Le « Musée Précaire Albinet » est un projet dans un réel surmenage, dans une réelle exagération. Ce n’est que dans l’excès et le déraisonnable que ce projet peut approfondir chaque jour son affirmation et être encore plus exigeant pour celui qui le reçoit que pour celui qui le donne. A chaque instant ce projet doit affirmer sa raison d’être et doit tout le temps défendre son autonomie d’œuvre d’art. Le «Musée précaire Albinet » doit être constamment reconstruit et il doit être conçu de nouveau dans ma tête et dans les têtes de la cité. Le « Musée Précaire Albinet » est un projet chargé de complexité, de contradiction, de difficulté, mais aussi de beauté. Ce sont les instants courts, rares et non-spectaculaires de la confrontation, que l’art peut engager partout, pour tout le monde, et à tout moment. Jamais je ne dirais que le « Musée Précaire Albinet » est un succès, mais jamais je ne dirais, non plus, que c’est un échec. »

 

Toutes les photos © Coroly Suard

 

Extrait du film

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